À la rentrée, chaque élève de seconde en Île-de-France reçoit gratuitement un ordinateur portable de la région. Dans beaucoup de familles, la question suivante tombe aussitôt. Faut-il aussi une tablette, ou est-ce un appareil de trop ? La réponse dépend moins de la fiche technique que de la façon dont l’élève travaille vraiment.
La tablette garde sa place pour lire et annoter
L’ordinateur est fait pour écrire. La tablette, elle, se lit comme un livre, se prend en main dans le bus et permet d’annoter un document au stylet. L’iPad de base de 11 pouces, équipé de la puce A16, pèse 477 grammes et s’affiche à 509 euros chez Apple. Pour relire un cours, surligner un sujet de dissertation ou réviser un chapitre, il reste plus agréable qu’un écran de portable.
Cet usage quotidien a une contrepartie. Une tablette qui voyage chaque jour entre la maison et le lycée cohabite avec des classeurs, une gourde et des clés. Avant le premier trajet, habiller l’iPad 11 d’une coque évite que l’écran ne se raye au contact du reste du sac. Un modèle à rabat sert en plus de pupitre pour lire une page posée sur la table.
Un écran n’est utile que s’il est ouvert
L’expérience de la région invite toutefois à la prudence. Les manuels numériques achetés aux éditeurs devaient accompagner ces équipements. Or 75 % des licences n’ont jamais été ouvertes par les élèves. Les lycées qui avaient choisi de conserver le papier en 2019 n’ont d’ailleurs jamais changé d’avis, et environ 250 000 lycéens franciliens travaillent toujours avec des livres imprimés.
Ce chiffre concerne des contenus et non des appareils. Il pose pourtant la question que toute famille devrait se poser avant un achat. L’élève va-t-il vraiment se servir de cet écran chaque jour ? Une tablette qui reste au fond du sac n’apporte rien, quel que soit son prix.
Avec iPadOS 26, la frontière avec l’ordinateur s’amincit
Pour les étudiants, la question se pose autrement. Depuis iPadOS 26, l’iPad gère de vraies fenêtres que l’on peut redimensionner et superposer, ainsi qu’une barre de menus, comme sur un Mac. Pour prendre des notes en amphi, travailler sur plusieurs documents et rédiger un mémoire, une grande tablette devient une alternative crédible à l’ordinateur portable.
L’iPad Air 13 pouces à puce M4, disponible depuis mars 2026, offre une grande surface de travail pour 616 grammes et 6,1 millimètres d’épaisseur. Il est proposé à partir de 1 019 euros, au niveau de nombreux ordinateurs portables.
À ce prix, un appareil qui passe ses journées entre les amphis, la bibliothèque universitaire et le train du week-end mérite d’être traité comme un ordinateur. Mieux vaut protéger l’iPad Air 13 pouces avec une coque avant de le glisser dans un sac à dos. Son grand écran fait toute sa valeur, et c’est aussi sa partie la plus exposée.
Une semaine d’observation vaut mieux qu’un comparatif
Avant d’acheter, le plus utile reste de regarder une semaine de travail de l’élève. S’il lit et annote beaucoup, une tablette légère complétera bien l’ordinateur fourni par la région. S’il rédige surtout, l’ordinateur suffit. Et pour l’étudiant qui veut un seul appareil pour tout faire, une grande tablette avec clavier peut remplacer le portable, à condition d’accepter de la payer le prix d’un ordinateur.

